Le Petit Bal Perdu: Bourvil

Opperste melancholie van de Franse komische acteur Bourvil. Naïef en droog, niet per se humoristisch. Een kleinood uit 1961 van componist Gaby Verlor en tekstdichter Robert Nyel. Over een hopeloze verliefdheid, vlak na de oorlog. Van een klein bal waarvan de naam vergeten is. Twee geliefden verliezen zich in elkaar. Intens gelukkig. Als de accordeonist ophoudt met spelen, stopt de betovering. De avond valt. Ook over hun leven. Moeten ze terug naar de regelmaat? Is de zanger de man die nog steeds terugverlangt naar 1945? Mogelijk. Meer weemoed bestaat niet. Tegen het huilen aan. Over het voorbijgaan van het leven. Tristesse.

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C’était tout juste après la guerre,
Dans un p’tit bal qu’avait souffert.
Sur une piste de misère,
Y’en avait deux, à découvert.
Parmi les gravats ils dansaient
Dans ce p’tit bal qui s’appelait…
Qui s’appelait… qui s’appelait… qui s’appelait…

Non je n’me souviens plus du nom du bal perdu. 
Ce dont je me souviens c’est de ces amoureux 
Qui ne regardaient rien autour d’eux. 
Y’avait tant d’insouciance 
Dans leurs gestes émus, 
Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ?
Non je n’me souviens plus du nom du bal perdu
Ce dont je me souviens c’est qu’ils étaient heureux 
Les yeux au fond des yeux
Et c’était bien…
Et c’était bien…

Ils buvaient dans le même verre,
Toujours sans se quitter des yeux.
Ils faisaient la même prière,
D’être toujours, toujours heureux.
Parmi les gravats ils souriaient 
Dans ce p’tit bal qui s’appelait… 
Qui s’appelait… qui s’appelait… qui s’appelait…

Non je n’me souviens plus du nom du bal perdu. 
Ce dont je me souviens c’est de ces amoureux 
Qui ne regardaient rien autour d’eux. 
Y’avait tant d’insouciance 
Dans leurs gestes émus, 
Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ?
Non je n’me souviens plus du nom du bal perdu
Ce dont je me souviens c’est qu’ils étaient heureux 
Les yeux au fond des yeux
Et c’était bien…
Et c’était bien…

Et puis quand l’accordéoniste 
S’est arrêté, ils sont partis. 
Le soir tombait dessus la piste, 
Sur les gravats et sur ma vie. 
Il était redev’nu tout triste 
Ce petit bal qui s’appelait, 
Qui s’appelait… qui s’appelait… qui s’appelait… 

Non je n’me souviens plus du nom du bal perdu. 
Ce dont je me souviens c’est de ces amoureux 
Qui ne regardaient rien autour d’eux. 
Y’avait tant de lumière,
Avec eux dans la rue, 
Alors la belle affaire 
Le nom du bal perdu. 
Non je n’me souviens plus du nom du bal perdu. 
Ce dont je me souviens c’est qu’on était heureux 
Les yeux au fond des yeux.
Et c’était bien… 
Et c’était bien.

Foto: Bourvil met Jayne Mansfield bij een presentatie van Jacques Tati’s ‘Mon Oncle‘, 1958.

Framboise: Charles Aznavour en Boby Lapointe (1960)

In Tirez sur le Pianiste van François Truffaut (1932-1984) is Charles Aznavour de pianist in een tingeltangel op wie geschoten wordt. Boby Lapointe (1922-1972) is een kruising van Bourvil, Edward Lear en Seth Gaaikema. Truffaut kende hem van Le Cheval d’OrFramboise werd ondertiteld omdat producent Pierre Braunberger er geen touw aan vast kon knopen. Dienster Françoise wordt Framboise genoemd. That’s it.

Elle s’appelait Françoise,
Mais on l’appelait Framboise !
Une idée de l’adjudant
Qui en avait très peu, pourtant,
(Des idées)…

Elle nous servait à boire
Dans un bled du Maine-et-Loire;
Mais c’n’était pas Madelon
Elle avait un autre nom,
Et puis d’abord pas question
De lui prendre le menton…
D’ailleurs elle était d’Antib’s !

Quelle avanie !
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du Destin !

Tirez sur le Pianiste is geen onderdeel van Truffauts Antoine Doinel-cyclus (1959-1970) met een opgroeiende Jean-Pierre Léaud. Don Allen noemt het zelfs een ‘offbeat masterpiece‘ met vermenging van genres. Truffaut vond het een mislukte film omdat-ie niks aan de kassa deed.

Foto: Filmposter van Tirez sur le Pianiste of Schiet op de Pianist (1960) van François Truffaut met Charles Aznavour als Charlie Kohler/ Edouard Saroyan

Herfstbladeren met Yves Montand (1951)

Yves Montand zingt Les Feuilles Mortes van dichter Jacques Prévert en componist Joseph Cosma in Parigi è sempre Parigi van Luciano Emmer. Parijs is altijd Parijs. Oudere zussen houden ervan.

Montand is 20 jaar dood. Zijn presentatie tussen chanson en jazz bedient de puristen niet. Maar alle anderen wel. Herfstbladeren leven altijd voort met de melancholie van het herinneren en het niet vergeten:

C’est une chanson qui nous ressemble,
Toi tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.

Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis

Les Feuilles Mortes wordt door Johnny Mercer vertaald als Autumn Leaves en een instant jazz-klassieker. Miles Davis kiest het in 1958 voor Somethin’ Else van Cannonball Adderly. Middenin zijn Franse periode.

Foto: Yves Montand tussen filmopnamen van La Legge (1959) van Jules Dassin